
Contrairement au brochet et aux carnassiers de 2ème catégorie, on peut réussir à la truite en n’utilisant que 4 modèles de poissons nageurs : Le minnow à corps rond, le minnow à corps aplati, le long bill minnow et le crank.
Voyons donc plus en détail ces leurres. Le Minnow à corps rond c’est en quelque sorte le Rapala Original. Un leurre figurant une petite proie qui va évoluer sur les radiers et les zones peu profondes et sans courant soutenu. Les deux modèles phares sont l’Illex Tiny Fry et le Rapala Ultra Light Minnow.
Ces petits poissons nageurs sont à utiliser lorsque les truites sont sorties et chassent dans les vairons, c’est l’un de mes préférés car il fréquent de voir les attaques avec une bonne paire de polarisantes. Pour l’animer on fera quelques twitches avec le scion pour le désaxer et faire miroiter ses flancs.
Un minnow est toujours coulant ou suspending et fait merveille pour passer dans les radiers avec des fonds jusqu’ 80 cm. Il permet aussi de pêcher les postes derrière les rochers ou lorsqu’on voit gober une truite.
Le minnow à corps aplati s’utilise dans les mêmes conditions que le corps rond mais passe mieux dans les courants. Donc lorsque le courant empêche votre minnow de bien travailler et le fait remonter à la surface, sortez les flancs aplatis.
Pour ces modèles, j’ai trois préférés : Le Spared Ryuki de Duo et les D Incite et D Contact de Smith qui sont parfaits.

La pêche est la même, donc petits twitches, pêcher l’eau ou pêcher les postes et ne pas oublier de passer à coté des gros blocs rocheux.
Avec ces poissons nageurs il m’arrive de pêcher en les laissant dériver dans un courant puissant avec la canne haute comme si je pêchais au toc. J’anime alors par de petits coups de scions juste pour donner un semblant de vie et tenter d’imiter un vairon agonisant.
Le long bill minnow est un crankbait coulant qui va évoluer plus profond grâce à sa longue bavette. Il est plus à utiliser dans les zones plus profondes où il va aller chercher les truites dans leurs caches. A cause de sa grande bavette il ne s’accroche pas trop et rebondit sur les cailloux. L’ultra Light Shad de Rapala est mon modèle préféré avec le DD Squirrel d’Illex. Là aussi de petites animations du scion sont un plus pour faire réagir les poissons.

La boite à leurre très simple comprendrait donc un minnow à corps rond, un à flanc aplatis, un longbill et un crank (à bavette moyenne). La taille moyenne des leurres est de 50 mm, plus petits en ruisseaux et plus grands en grande rivière.
Voyons pour terminer les couleurs qui fonctionnent en rivière. A titre personnel et pour l’avoir constaté à de multiples reprises, les truites sauvages sont hyper méfiantes et ne se jettent pas comme des folles sur tout ce qui bouge. Pour les truites surdensitaires, faites vous plaisir avec des couleurs vives ou des PN à perche mais pour les vraies, utilisez des coloris se rapprochant des juvéniles de truites, des vairons et des goujons.
Smith est une des rares marques à proposer des coloris qui me font penser à des vairons en période de fraye, des nuances rouges orangées en dessous qui fonctionnent très bien et qui font la différence lorsque les vairons revêtissent leur habit nuptial.
Soyez discret avec les montages, pas d’émerillon mais une petite agrafe de qualité très discrète et ne désespérez pas si vous voyez une truite louper son attaque, si vous n’avez pas fait de geste brusque elle attaquera le leurre suivant que vous lui présenterez.
On l’a vu, le poisson nageur est le leurre passe partout qui vous permettra une exploration totale de la rivière et des couches d’eau, bien mieux qu’une cuiller ou qu’un vairon (sauf si comme moi, vous utilisez plusieurs types de montures). Ce leurre est malheureusement onéreux et fait grincer des dents lorsqu’on le laisse au fond mais il permet une nouvelle approche plus raffinée et technique.
N’oubliez pas d’adapter votre PN au poste rencontré, quelquefois c’est un changement tous les postes mais c’est comme ça qu’on réussit.

Gardez la pêche.
Plus d’infos sur esoxiste.com le magazine carnassier du web.




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2 réponses à Découvrir la pêche de la truite aux poissons nageurs, part II