Les américains n’y vont pas avec le dos de la cuiller lorsqu’ils donnent un nom à leurs accessoires de pêche : Fireball, la boule de feu…..

C’est quoi donc le fireball ?
Pour avoir vu un reportage canadien l’expliquant, on peut situer la naissance du fireball dans les lacs du nord de l’Amérique. Les pêcheurs locaux avaient l’habitude d’escher avec une simple tête plombée un ménée (vairon) et de laisser ça traîner sur le fond. Les dorés ou Walleyes semblaient très réceptifs à cette animation. C’est ainsi qu’ils mirent au point une tête plombée avec une hampe d’hameçon plus courte.
Les pêcheurs européens ont vite compris l’intérêt de cet équipement simple et peu onéreux. Il a juste fallut adapter le poids de la plombée pour passer sur du 21g au lieu du 7 ou 12g américain. On a même rajouté un œillet pour y adjoindre un bas de ligne à triple « voleur » esché derrière la dorsale du vif.

Désormais la technique du fireball est rodée et se décline en plusieurs variantes :
Le fireball classique :
Un vif, un fireball, un bas de ligne pour le montage et on pêche en verticale très simplement. Il suffit de maintenir le montage juste décollé du fond sans aucun besoin de l’animer, le vif se suffisant à lui même.
C’est une technique que j’utilise très souvent en hiver car elle fonctionne très bien et permet au pêcheur de ne pas trop souffrir du froid sur sa barque.
La touche est assez caractéristique, on sent une brève agitation du vif dans la canne puis un poids lourd… Avec 21g on peut se permettre de pêcher dans 10m et plus mais en grand lac il est quelquefois nécessaire de pêcher dans plus de 20m, en ce cas il faut un fire ball bien plus lourd pour qu’il reste à la verticale du bateau.
Personnellement je ne pêche pas à cette profondeur car les vessies natatoires des sandres ne le supportent pas.
Le fireball au poisson mort :
Technique très utilisée dans les pays nordiques elle permet de pêcher en verticale mais aussi en pélagique lorsqu’on a découvert la hauteur d’évolution des bancs de vifs. On montera alors un poisson un peu plus gros que le classique gardon de 10 cm et on l’armera latéralement entre la dorsale et la caudale. Là on visera clairement le brochet, l’animation consistera à dandiner doucement son montage en se laissant porter par la dérive naturelle.
Le fireball à gratter :
Tout simple, on laisse traîner sur le fond un fireball esché de son vif et gardant la canne sur un support. Ca fonctionne très bien, encore faut il que le fond soit propre. La dérive va faire soulever des particules du fond et ce micro nuage pourra attirer d’autres poissons curieux qui à leur tour attireront le carnassier.
Seule précaution, il faut ferrer très vite car le carnassier qui sentira le poids de la plombée la recrachera rapidement.
Les différents modèles de fireball :

Le bas de ligne pourra être confectionnée en différentes matières, certains préfèrent le fluorocarbone pour la discrétion mais celui exige d’être sleevé à l ‘avance. A titre personnel je préfère les tresses armées de la marque Cannelle qui se nouent facilement et permettent d’adapter précisément la taille du bas de ligne à celle du vif.
Je sécurise mon vif avec une petite rondelle découpée à l’emporte pièce dans un caoutchouc d’élastique et le montage est fini.
Le fireball m’a rapporté de nombreuses prises, certes moins ludiques que d’autres pêches, il n’en reste pas moins technique car rien n’est jamais gagné d’avance.
Gardez la pêche et retrouvez moi sur esoxiste.com le magazine web du carnassier.


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Une réponse à Pêche des carnassiers au fireball